Le Moyen-Âge
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- Écrit par Véronique Larivière
C'est à cette époque que le christianisme fait son apparition. Dans la première partie du Moyen-Âge, les prêtres avaient le droit de se marier et personne n'était brimé dans sa sexualité. C'est à partir de la deuxième partie que la religion avait désormais le dernier mot sur l'amour conjugal et progressivement, le clivage entre les prêtres et le reste de la société se mettait en place.
L'église interdit au clergé d'avoir des relation sexuelle et par conséquent, les prêtes ont alors imposé leurs restrictions. Le peuple se devait d'avoir des relation sexuelle que pour une seule et unique raison : procréer. L'homosexualité était donc considéré comme une maladie et une perversion. Les prêtres, quant à eux, étaient considérés comme supérieurs et ayant fait leurs voux de chasteté, ils avaient pour seul mandat de répandre la religion dans la société.
Plusieurs interdictions étaient imposées aux couples mariés. Entre autre, l'église demandait aux hommes et aux femmes de ne pas avoir de relation sexuelle le dimanche, le mercredi et le vendredi, pendant la période du carême de Pâques (40 jours avant la fête sainte), de Noël,de la Pantecôte et pendant les jours de fête des Saints. Il fallait aussi éviter tout contact sexuel pendant les règles de la femme, durant sa grossesse et pendant l'allaitement pour éviter de corrompre le lait et de contaminer le bébé. De plus, l'homme ne devait démontrer aucune passion envers sa femme car au Moyen-Âge « rien n'est plus infâme que d'aimer une épouse comme une maîtresse ». On disait que l'amour n'avait pas sa place dans le mariage puisque cette relation formelle n'était destinée que pour la procréation. L'adultère était interdit par le clergé, surtout si cet acte était commis avec une femme juive ou païenne. Si un bébé naissait de cette union, l'homme se devait d'abandonner complètement la femme ainsi que l'enfant.
À l'époque du Moyen-Âge, l'interdiction d'avoir des relation sexuelle dans un autre but que de procréer entraînait aussi une lourde condamnation à l'homme qui utilisait une partie du corps de sa femme pour autre chose que sa fonction principale. Ainsi, la pénétration anale et la fellation étaient entièrement proscrites. La masturbation était également condamnée puisqu'elle faisait signe de plaisir et non de procréation. Lors de la relation sexuelle, la femme n'avait pas le droit d'être sur l'homme et la position de la levrette (homme derrière la femme) n'était pas accepté par l'église. Si le couple décidait de ne pas se plier aux exigences de celle-ci, il risquait d'avoir des enfants infirmes, lépreux et monstrueux !