Les fantasmes, les réaliser ou pas?
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- Écrit par Véronique Larivière
Depuis la révolution sexuelle, la sexualité est désormais exposée sur la place publique. Plus besoin de chuchoter lorsqu’il est question de fantasmes! On parle de nos intérêts sexuels presque de la même façon que de nos préférences alimentaires. J’exagère à peine... Mais que révèlent réellement nos fantasmes? On les réalise ou pas?
De quoi parle-t-on exactement?
Le mot « fantasme » vient en fait de la fusion de « phantasme » terme français synonyme d’hallucination et de « fantaisie » qui signifiait la capacité à imaginer. On mentionne aussi que le mot fantasme vient de « phantasie », une traduction allemande du célèbre Sigmund Freud. Le concept aurait donc une sonorité psychanalytique.
Au fond, le fantasme est simplement le fruit de notre imagination! Une sorte de carburant qui sert à alimenter notre sexualité par le biais de pensées plus ou moins réalistes. Tout le monde a des fantasmes, et ce, à différents degrés. C’est une bonne nouvelle puisque l’imagination est essentielle à la santé sexuelle. Il n’y a rien de honteux à avoir des fantasmes, il est tout à fait naturel d’en avoir. Et contrairement à la croyance populaire, ils ne naissent pas de la peur d’assumer ses désirs. Ce n’est pas parce qu’on fantasme d’avoir une relation sexuelle homosexuelle qu’on est nécessairement gais.
Les réaliser à tout prix?
Dans les années 80, nous aurions répondu oui à cette question. Encore dans les vapeurs de la révolution sexuelle, plusieurs croyaient qu’il fallait absolument réaliser ses fantasmes pour avoir une sexualité épanouie. Aujourd’hui, les avis sont partagés. Il faut savoir que le concept « d’interdit » est surtout ce qui rend les fantasmes excitants. Les réaliser peut donc leur faire perdre un peu de leur pouvoir érotique. Aussi, dans notre imagination, tout est sous contrôle : nous sommes le réalisateur, le spectateur et l’acteur. Dans la réalité, c’est tout autrement!
Si votre fantasme crée un inconfort face à sa réalisation, c’est beaucoup mieux de le laisser dans le monde imaginaire. Même chose s’il comprend des risques. Certains d’entre eux comportent une bonne dose d’excitation lorsqu’on y pense, mais ne représentent pas nécessairement ce qu’on voudrait vivre dans la réalité. Par contre, si vous avez envie de vous lancer et que l’autre personne impliquée (ou les autres) est d’accord, pourquoi pas! L’aspect le plus important à évaluer est le respect. Donnez-vous le droit de mettre un terme au déroulement si vous ou quelqu’un d’autre ne se sent pas à l’aise dans l’action.
Donc, les réaliser ou pas? La réponse est propre à chacun!