La virginité, un sujet encore d'actualité
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- Écrit par Véronique Larivière
Dans l'histoire de l'humanité, la religion a occupé une place majeure. La bible dictait nos faits et gestes, et la sexualité hors-mariage n'avait pas sa place. Depuis quelques générations, la libération de la femme et de la sexualité apporte un vent de fraîcheur et la liberté de choisir le « bon moment » n'est plus taboue. Par contre, pour plusieurs, le « bon moment » demeure encore après le mariage.
Au moment où la société valorise les expériences sexuelles, certains préfèrent attendre. Ils prônent une relation basée sur autre chose que la sexualité et veulent s'assurer que lorsque le moment se présentera, ils seront avec la bonne personne. Mais la virginité à notre époque est un peu plus compliquée que lors des siècles derniers. Premièrement parce qu'elle doit se vivre à deux et que de nos jours, ce n'est pas la majorité qui la pratique. Deuxièmement parce que le mariage se fait de plus en plus tard et que le temps d'attente peut paraître long. Finalement parce que la valeur du mariage n'est plus ce qu'elle était et il y a de moins en moins de gens qui unissent leur destinée devant Dieu.
Lorsque la virginité est choisie et assumée, elle peut se vivre sans déception. Je me rappelle de cette femme qui, dans la quarantaine, se gardait pour un homme qu'elle n'avait pas encore rencontré. Elle se plongeait dans sa foi et avait toujours espoir de rencontrer le mari de ses rêves. Elle vivait très bien avec ses convictions.
Pour d'autres, la virginité peut sembler un peu forcée. Les raisons de cette abstinence peuvent être tout autres que la religion. Un certain blocage face à la sexualité peut les pousser à s'éloigner le plus possible d'une vie sexuelle. C'est le cas des victimes de harcèlement sexuel en bas âge. Il n'est pas facile de s'abandonner à quelqu'un lorsqu'on a l'impression d'avoir perdu le contrôle de son corps. Il y a aussi ceux qui croient à tort qu'ils ne sont jamais assez bien pour l'autre. Ils se replient sur eux-mêmes et se noient dans le boulot ou le sport.
Dans les années 2000, la société se marre un peu des gens qui sont vierges à 35 ans. Plusieurs d'entre eux se sentent isolés, incompris et certains vont même s'inventer une vie de débauche pour paraître normaux. Comme quoi, de nos jours, il est mieux perçu d'avoir plusieurs aventures sans lendemains que d'attendre le prince charmant pour vivre un conte de fée.