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Les dysfonctions sexuelles féminines

Quand la relation sexuelle est une épreuve

Nous connaissons déjà les dysfonctions sexuelles masculines qui se traduisent surtout par les troubles érectiles et/ou d'éjaculation. Mais lorsque un trouble de ce genre se présente chez la femme, cette dernière se voit catégorisée péjorativement de « femme-frigide ». Il en est tout autrement et nous vous avons dressé un tableau de ces principales dysfonctions sexuelles féminines.

Le vaginisme : quand il y a fermeture

Lorsqu'une femme souffre de vaginisme, la pénétration est pratiquement impossible. Des spasmes musculaires involontaires au niveau du vagin empêche toute tentative de pénétration du pénis, d'un doigt ou d'un objet (tampons, outils gynécologiques, vibrateurs.). Ce trouble peut être primaire si la femme a toujours connu cette difficulté ou secondaire si elle a déjà eu auparavant des relation sexuelle sans problème.

Les causes du vaginisme sont plutôt d'ordre psychologique. Il correspond souvent à un symptôme phobique d'évitement de la relation sexuelle ou d'une anticipation à la douleur. Une éducation où la sexualité est plutôt tabou et considérée comme honteuse et dégoûtante peut avoir un impact direct sur le développement du vaginisme. Aussi, un événement traumatique (agression sexuelle) ou une incompatibilité avec le partenaire peut aussi provoquer cette dysfonction.

Il n'existe pas de traitement standard au vaginisme. Chaque femme est différente et c'est pourquoi il est important de rencontrer un sexologue qui pourra aborder la problématique dans son emsemble. Cependant, il existe quelques conseils qui peuvent aider. Tout d'abord, il est très important de ne jamais s'efforcer à avoir une relation sexuelle complète. Il faut y aller à son rythme et surtout : se détendre ! Les spasmes musculaires sont souvent dû au stress donc la relaxation est fortement suggérée. De plus, il est conseillé de prendre connaissance de son corps, de ses sensations et de sa sexualité. Regarder ses organes génitaux dans le miroir, se caresser doucement et prendre conscience de ce qui nous allume peut fortement aider à comprendre et aimer notre corps.

La dyspareunie : Quand la douleur s'en mêle

La pricipale caractéristique de la dyspareunie est une douleur persistante lors de la pénétration. La douleur se traduit comme étant une sensation de brûlure, d'un échauffement, d'une impression de coupure ou d'une irritation. Lorsque ce mal apparaît au début de la relation sexuelle, on dit que la dyspareunie est superficielle. Si elle n'existe que pendant la pénétration profonde, la dysfonction est alors profonde. Contrairement au vaginisme, ce trouble est toujours secondaire, c'est-à-dire qu'il n'apparraît qu'après une période plus ou moins longue de relation sexuelle sans problème.

Les causes les plus fréquentes de dyspareunie sont d'ordre physique. L'endométriose, les infections transmises sexuellement, les kystes à l'ovaire, le vaginisme, l'utilisation abusives des douches vaginales, l'inflamation du col de l'utérus, les infections vaginales et une mauvaise cicatrisation après un accouchement peuvent faire partie des principales causes de cette dysfonction. Dû à la diminution de l'ostrogène dans l'organisme (ce qui engendre une certaine sécheresse vaginale), les femmes ménoposées ont aussi tendance à ressentir une douleur lors de la pénétration.

Chaque cause a son traitement donc il est difficile d'établir une solution miracle à la dypareunie. Il faut donc s'attarder à la cause principale de la douleur pour régler le problème. Par mesure de prévention, il faut faire attention aux produits pouvant créer une réaction allergique au niveau des organes génitaux (parfum, douches vaginales, crèmes . ). Aussitôt que la douleur apparaît, il est important d'aller voir son médecin afin d'établir rapidement un diagnostic.

L'anorgasmie : Quand l'orgasme n'est pas au rendez-vous

L'anorgasmie est la dysfonction sexuelle la plus fréquente chez la femme. Celle-ci peut éprouver énormément de plaisir sexuel mais n'est pas capable d'atteindre l'orgasme. Cette dysfonction peut être primaire ou secondaire comme dans le cas du vaginisme.

Cette dysfonction peut avoir plusieurs causes mais la majorité d'entre elles se situent au niveau psychologique. Il faut une certaine capacité de lâcher-prise personnelle et un bon état psychologique pour éprouver un orgasme. Il suffit de peu pour qu'une femme ne puisse atteindre le 7 ème ciel. La fatigue, le stress, la faible estime de soi, les difficultés amoureuses et financières, une mauvaise hygiène de vie et une méconnaissance de sa propre sexualité peuvent nuire à la capacité orgasmique de la femme.

Afin d'y remédier, il est nécessaire de visualiser comment on se sent lors des relation sexuelle : est-ce qu'il y a un sentiment de détachement, de bien-être, d'angoisse, de malaise, de sensation d'être obligée d'avoir un orgasme à tout prix, etc. Encore une fois, il faut apprendre à se détendre. Le stress et l'anxiété sont les pires ennemies de l'orgasme. Si le trouble persiste, il existe des sexothérapies qui analysent le problème étape par étape afin de retrouver une santé et un épanouissement sexuel.

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