Le virus du papillome humain

 

 

Une infection silencieuse qui laisse sa trace

Depuis quelques temps nous entendons beaucoup parler du virus du papillome humain (VPH). Dans les médias, les professionnels de la santé essaient de sensibiliser les gens à l’importance d’une vaccination mais peu connaissent réellement l’infection. Nous levons donc le voile sur le VPH.

Définition du VPH

Le virus du papillome humain est l’infection transmissible sexuellement (ITS) la plus répandue dans le monde. Sa transmission est possible par relation sexuelle, par contact de la peau et de la bouche aux organes génitaux. Le virus infecte la peau, la muqueuse de la bouche, la langue, la gorge, les amygdales, le vagin, le pénis, le col de l’utérus et l’anus. La plupart des gens infectés ne présentent aucun symptôme donc ils peuvent malheureusement propager le virus sans le savoir.

Différents types de virus

On a répertorié plus de 80 types de VPH mais les chercheurs croient qu’il en existe au-delà de 200 ! Certains d’entre eux peuvent causer le cancer du col de l’utérus. Les types les plus visibles provoquent des verrues sur plusieurs parties du corps. Une femme infecté pourra en percevoir sur la vulve, l’urètre, le col utérin, l’anus et les cuisses et un homme sur le pénis, le scrotum, l’anus et les cuisses. Le VPH est aussi une des causes les plus fréquentes de la dysplasie cervicale, une croissance anormale des cellules qui forment la surface du col.

La prévalence

Dû à un très grand nombre de types, le dépistage systématique du virus n’est pas possible et la prévalence est plutôt approximative. Cependant, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada croit que de 10 % à 30 % des Canadiens adultes sont infectés par le VPH. On estime aussi 5.5 millions de nouveaux cas dans le monde chaque année et que le taux le plus élevé est chez les moins de 25 ans. De plus, il semblerait que de 11 % à 25 % des femmes ont le type causant le cancer du col et que 75% des Canadiens seront infectés une fois dans leur vie !

Les symptômes

Habituellement les verrues génitales ne sont pas douloureuse. Cependant, elles peuvent parfois occasionner une sensation du brûlure, d’irritation et un léger saignement. Pour ce qui est des lésions précancéreuses causant la dysplasie cervicale, leur détection ne se fait qu’à l’examen gynécologique puisque aucun symptôme n’y est associé. Sur le plan psychologique, le VPH peut engendrer une dépression, de la honte, de la culpabilité, de l’anxiété, des craintes, des inquiétudes ainsi que certaines dysfonctions sexuelles.

Les traitements possibles

Contrairement aux bactéries, le virus du papillome humain ne se détruit pas par antibiotiques. Aucun remède miracle n’est présentement disponible pour enrayer complètement le virus d’une personne infectée. On choisit plutôt le traitement selon le type de VPH. Il est donc possible de détruire les verrues génitales par l’application de deux substances chimiques ( la podophylline et l’acide trichloroacétique) mais cette technique n’élimine pas le virus et ces dernières peuvent réapparaître éventuellement. En ce qui concerne le cancer du col de l’utérus, il est possible de le traiter efficacement s’il est au premier stade. Sinon, il faudra un traitement plus poussé tel l’hystérectomie radicale avec l’ablation des ganglions lymphatiques. Si le cancer s’est propagé au-delà du bassin, ce dernier est malheureusement incurable et les chance de survie sont de une sur cinq.

Que faire pour prévenir ?

Comme les lésions contagieuses se situent aussi autour de la vulve et du pénis, l’utilisation du condom ne suffit pas. Il faut absolument avoir recours à la vaccination pour prévenir l’infection. Le premier (et le seul !) vaccin disponible au Canada et aux Etats-Unis est Gardasil. Il n’est ni un traitement ni une cure contre le virus mais il prévient les infections de type 6 et 11, qui causent les verrues génitales, et celles de type 16 et 18 qui provoquent le cancer. Gardasil est administré en trois doses sur une période de six mois et pour l’instant, il est très couteux : 405 $ CAN. Il n’est malheureusement pas remboursé par toutes les assurances médicales au Québec. En ce moment, une vaccination massive est engendré chez les filles et jeunes femmes de 9 à 25 ans n’ayant pas eu leur première relation sexuelle. Pour les autres, il est important de passer un examen gynécologique avant de se faire vacciner pour s’assurer de ne pas avoir contracté le VPH.

Evidemment, le VPH est à prendre au sérieux. Il est important d’être sensibilisé à cette problématique car malheureusement, le virus fait des ravages partout au Canada. Renseignez-vous auprès de votre gynécologue et optez pour une bonne santé sexuelle!!

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